Ernest-Ange Duez (1843-1896)
Un des grands noms
de la peinture française du XIXème siècle

maria_ombre-1

Eau forte numérotée et signée de la célèbre « Splendeur » (dont la version peinte est au Musée des Arts Décoratifs) d’une Courtisane. Ce sera la thématique de la grande exposition du Musée d’Orsay sur les Courtisanes au XIXème siècle, dont le tableau inaugura l’exposition.

C’est un des maitres de la peinture et des Beaux-Arts, injustement délaissé, mais qui, curieusement, a une notoriété plus grande à l’étranger qu’en France.

Ses toiles que l’on peut découvrir au Musée d’Orsay, au Musée Carnavalet, au Petit-Palais comme à l’Hôtel de Ville de Paris, à la Sorbonne ou à l’Élysée, sont en effet présentes aussi bien au Metropolitan Museum of Art de New-York, qu’au Musée des Beaux-Arts d’Ottawa ou de Gdansk et ses toiles reproduites à l’infini en Chine, tant elles symbolisent l’élégance française.

Élève d’Isidore Pils et de Carolus-Duran, remarquable portraitiste, auteur de nombreuses scènes de genre qu’il peignait à Villerville, auprès des pécheurs, également illustrateur de talent (on pense aux Travailleurs de la Mer de Victor Hugo) Ernest-Ange Duez n’a visiblement pas la place qu’il mérite et son nom n’a pas été retenu sur la liste des commémorations nationales, l’année 2023 marquant pourtant le 180ème anniversaire de sa naissance.

Ami de Edouard Detaille, Alphonse de Neuville, Edouard Manet, (il ouvre une souscription destinée à offrir Olympia au Musée du Louvre), il est également très proche du célèbre peintre américain John Singer-Sargent, qui avait son atelier à côté du sien au 39, Boulevard Berthier à Paris.

Membre fondateur de la Nouvelle Société des Beaux-Arts, exposant hors-concours à l’exposition universelle de Paris de 1889, lauréat de très nombreux grands prix, (jusqu’à Chicago !) officier de la Légion d’Honneur, on lui doit une œuvre très diverse où se mêlent tout à la fois les scènes prises sur le vif de sa côte normande qu’il aimait tant, où se côtoyaient élégantes au bord de la mer et pêcheuses de crevettes, un célèbre triptyque de Saint Cuthbert, une fête à l’Elysée où il a peint sa ravissante femme Amélie, des magnifiques natures mortes avec des hortensias, sans oublier un célèbre diptyque « Splendeur et Misère d’une courtisane » qui avait fait l’ouverture, il y a quelques années de l’exposition éponyme du Musée d’Orsay…

Il aura un petit garçon, Raymond, qui deviendra journaliste et dont Bourdelle réalisa le buste. Ernest-Ange Duez mourra prématurément d’une insolation et ses nombreuses œuvres n’ont jamais été rassemblées pour la création d’un musée, à l’image de celui, par exemple, de Jean-Jacques Henner…

Ernest Duez représentant sa femme, Amélie, lors d’une fête à l’Elysée.

Une future grande comédienne : rare pastel d’Ernest Duez représentant Marcelle Jeanniot enfant, qui allait devenir une célèbre comédienne à l’Odéon.

Tête de Bourdelle du fils d’Ernest Duez, Raymond, futur journaliste et auteur dramatique.

maria_ombre-1